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Au Sud de la Méditerranée

Programmation International - Commissariat: Marc Mercier, directeur des Instants Vidéo Numériques et Poétiques

Mémoire de la Terre (12’50 – 2017) / Samira Badran (Palestine – Espagne)

Palestine. Un corps est pris au piège d’un poste de contrôle ; un mécanisme essentiel de l’occupation israélienne. Le corps est transpercé par la violence structurelle et physique basée sur l’agressivité et l’arbitraire qui empêche sa libre circulation et son existence même.
Palestine. A body is trapped at a checkpoint; an essential mechanism of the Israeli occupation. The body is pierced by structural and physical violence, which is aggressive and arbitrary and prevents and attacks its free movement and existence.

Alrasheed Street (4’25 – 2017) / Ameer Albassri (Irak)

Un essai audacieux pour montrer les différentes formes d’oppression que subissent les femmes dans la société irakienne.
Rasheed street as a geographic and trendy witness on methods of violence that the Iraqi Baghdadi society has done against women who was considered one of the most important bright images of human civilization in Iraq.

549 km sleep only in Iraq (4’39 – 2017) / Ameer Albassri (Irak)

549 km fait la distance entre la capitale de Baghdad en Iraq central et Bassorah, la ville vers le sud du pays et c’est la distance que les Irakiens traversentpendant leur entraînement entre les rêves d’un enfant qui vivent en chacun d’eux. Des rêves qui sont impossibles d’atteindre et ne correspondent pas aux faits. Ensuite, ils s’endorment pendant leurs discours à propos des problèmes, des soucis, des malaises de vie qui est pleine des cris et des mitraillages et la quiétude dans les cœurs des pauvres qui descendent les voitures qui les déposent entre ces des destinations.
549 km is the distance between the Capital Baghdad central Iraq and Basra city down south of the country and it’s the distance that Iraqis spend in their training between a little kid’s dreams who lives inside each one of them. Dreams that are impossible to reach and doesn’t meet the facts. After they sleep unconsciously hyper talk about that fact that full of problems, Worries، Discomforts in life that has loud screaming, Flaming with fire arms, and the quiet in the hearts of the poor people outside the car that drop them between the two destinations.

Baghdad Photographer (3’16 – 2017) / Mejd Hameed (Irak)

Une sombre histoire de guerre, racontée à partir d’une série photographique de portraits familiaux. A chaque fois, un membre de la famille disparaît.
A deeply moving story about war, told through a series of family portrait photos that show one less member in each successive family portrait taken.

Temple of Sugar (5’14 – 2018) / Bashar Alhroub (Palestine)

Les temples, les associations, les organisations, les partis politiques et les régimes... etc. laissent tomber des perles de sucre pour que nous les ramassions et continuions à faire ainsi. En peu de temps après, nous nous retrouvons débordés et sommes devenus des victimes de ses idées et de ses théories. Voilà de quoi s’agit une institution à visage blanc: c’est de créer en nous un désir d’y appartenir, mais bientôt nous nous retrouvons en tant qu’un outil et qu’un carburant pour la continuation de son autorité.
Temples, associations, organizations, political parties and regimes, ... etc. drop sugar beads for us to pick them up and to continue doing so. Soon afterwards we find ourselves overwhelmed and have become victims of its ideas and theorizing. This is what a white faced institution is all about: creating a desire in us to belong to it, but soon we find ourselves as a tool and fuel for the continuation of its authority

The Crossing (6’10 – 2017) / Moufida Fedhila (Tunisie)

À la Cité Ettadhamen (Tunis), l’artiste filme les enfants à travers une performance minimaliste et expressive. Ils lisent, découpent, plient et façonnent les journaux quotidiens et infinis qui suscitent un flot d’informations et d’histoires.
Entre les nouvelles du monde et le jeu, l’évasion est totale, l’horizon est infini et le rêve l’emporte. Tel un Petit Prince d’une planète à une autre, chaque enfant fera sa propre traversée en réinventant le quotidien difficile de leur quartier.
In Ettadhamen City (Tunis), Moufida Fedhila films the children through a minimalist and expressive performance. They read, cut, fold and shape the daily and infinite newspapers that arouse a stream of information and stories.
Between the news of the world and the game, the escape is total, the horizon is infinite and the dream prevails. Like a Little Prince from one planet to another, each child will make his own crossing by reinventing the difficult daily life of their neighborhood

Shadows (2’55 – 2017) / Noemi Sjöberg (Suède – Espagne)

Au port d’Essaouira, des enfants plongent pendant que les pêcheurs travaillent, des femmes se promènent, des mouettes volent et des travaux de construction sont en cours. Passé et futur se mêlent, témoignent d’une transformation. Nous sommes transportés dans une vision distordue de la scène. Les images en noir et blanc et le son renforcent la tension et la dualité de cet environnement : jeu et danger, réel et surréaliste.
At the harbor in Essaouira, children are diving while fishermen are working, women hanging around, seagulls flying and construction works going on. Past and forthcoming future are mingling, a transformation is being testified. We are transported in a twisted vision of the scene. The black and white images and the sound empower the tension and duality of this environment: game and danger, real and surreal