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Mai 68

Programmation internationale (1h15) Commissariat: Marc Mercier, directeur des Instants Vidéo Numériques et Poétiques de Marseille

Engagés, insurgés et surtout solidaires, en 1968 des cinéastes tournent au cœur des luttes. Un cinéma collectif, du cinéma direct à l’intérieur même des événements. Et puis soudain est apparue la vidéo qui allait offrir une nouvelle arme aux militants. Faire de la contre-information, donner la parole à ceux qui en sont privés.
Né de la rencontre entre d’anciens étudiants de l’IDHEC (ex FEMIS) et le groupe cinéma qu’animaient Mireille Abramovici et Jean-Denis Bonan à la clinique psychiatrique de la Borde, l’Atelier de recherche cinématographique (ARC) représente le principal collectif de cinéastes et de techniciens engagés dans le mouvement de Mai 68. Disposant de son propre matériel et d’un stock de pellicule vierge, l’ARC tourne, monte et diffuse sans discontinuer, fonctionnant comme une agence de presse indépendante, nourrissant au quotidien un projet d’actualités révolutionnaires. Ce n’est qu’un début (10’ - 1968) / un film de l’ARC réalisé par Michel Andrieu (France) Premier film diffusé en 1968, conçu dès la première quinzaine de mai. Il inscrit la première « nuit des barricades » dans la continuité des grèves « sauvages » ouvrières de Caen et Redon, et de l’action des étudiants de Nanterre.
Ce n’est qu’un début, continuons le combat (45’ - 1968-1969) / Claudia Von Aleman (Allemagne) La place du cinéma et de la vidéo dans la lutte politique au lendemain de Mai 68 : l’action des Etats Généraux du cinéma, l’apparition de la vidéo et la naissance de la section cinéma à l’Université Expérimentale de Vincennes, la diffusion politique des films dans les usines et les campagnes.

May 68

International Programming (1hr 15 mins) Commissionership: Marc Mercier, Director of the Instant Digital Video and Poetics of Marseille

Committed, rebels and above all in solidary, filmmakers in 1968 turned to the heart of the struggles. A collective cinema, from the direct cinema to even the inside of events. And then suddenly the video that was going to offer a new weapon to the militantsappeared. To make counter-information, to give a voice to those who are deprived of it.
Birthed from the encounter between former students of IDHEC (ex FEMIS) and the cinema group that was animated by Mireille Abramovici and Jean-Denis Bonan at the psychiatric clinic of La Borde, the Film Research Workshop (FRW) represents the main group of filmmakers and technicians committedto the May 68 movement. Disposing with its own equipment and a stock of blank film, the FRW turns, rises and broadcasts continuously, operating as an independent news agency, daily feeding a project of revolutionary news. It is only a beginning (10 ‘- 1968) / a film of FRW directed by Michel Andrieu (France) First film broadcasted in 1968, conceived as of the first fortnight of May. He inscribed the first “nuit des barricades” (“night of the barricades”) in the continuity of the “savage” worker strikes of Caen and Redon, and of the action of the students of Nanterre.
It’s only a beginning, let’s continue the fight (45 ‘- 1968-1969) / Claudia Von Aleman (Germany) The place of the cinema and the video in the political fight in the following day of May 68: the action of the State Generals of the cinema, the appearance of the video and the birth of the cinema section at the Experimental University of Vincennes, the political diffusion of films in factories and campaigns.